ADMISSION & PERSONNALISATION
LES RÉTROVISEURS
Ils sont indispensables et souvent esthétiques, mais comme pour les clignotants, la fonction des rétroviseurs demeure la sécurité. Alors à l'heure du choix, l'homologation et la qualité de l'image réfléchie doivent primer sur le "fun"! Des "barettes tuning", à peine larges de 3 cm, à la copie con-forme de l'origine en passant par le matériel "plus joli"d'autres constructeursde l'homologué au totalement illégal, de la croix de fer à la poële à frire ou la pelle à tarte...
Les catalogues des accessoiristes proposent une pléthore de rétros, pour tous les goûts. Malheureusement, dans la vraie vie, beaucoup ne sont ni homologués ni utilisables. S'agissant d'un véritable accessoire de sécurité, les normes vérifient qu'ils offrent une surface minimum pour permettre une rétro vision assez large, qu'ils ne présentent pas ou le moins possible de risques de blesser quiconque (tiers ou conducteur) en cas d'incident ou d'accident. Bref, tout ce dont l'amateur de rétro "tout-petit-en-simili-carbone-comme-en-formule 1 se fout royalement. Il a tort : en cas d'accident ou de contrôle, un rétro non homologué peut conduire un expert à des conclu-sions défavorables et un représentant de la loi à sortir son carnet de PV.
LES BULLES
Un poil plus haute, un poil plus large, l'important, c'est que l'adaptable protège davantage que l'élé-ment livré d'origine. Pas fous d'ailleurs, certains grands constructeurs comme yamaha en propo-sent systématiquement dans leurs catalogues d'options et accessoires. Reste ensuite le choix.
Si le prix peut être un critère, l'achat doit s'effectuer surtout selon la morphologie du pilote. S'il me-sure moins de 1,75m, il peut se contenter d'une bulle haute moyenne, voire d'une dimension proche de l'origine mais prolongée d'un déflecteur. Protection hivernale, fatigue moindre à vitesse soutenue, une bandit S se transforme ainsi en une petite GT. La pose ou la dépose d'une bulle demandant un peu de temps, il est toujours possible de replacer la bulle d'origine pour la belle saison. Afin d'éviter le déport du flux d'air vers l'écran du casque. Il est préférable que la bulle se termine par un déflecteur pour éviter les bruits.
LES PARE-BRISE
Pour ceux qui doivent rouler beaucoup et par tous les temps sans pouvoir ou vouloir s'offrir une GT,
un pare-brise ça change la vie. Si les pare-brise de coursiers privilégient la protection sur l'aérody-namisme et l'esthétique ceux de tourisme représentent un compromis entre ces trois critères. L'esthétique en est un purement subjectif.
Certains pare-brise peuvent déplaire par leur forme qui pourtant découle d'une étude poussée pour obtenir l'efficacité (protection-aérodynamisme) maximum. Pour offrir un rapport protection/aérody-namisme de bon aloi, un pare-brise doit mesurer entre 45 et 70 cm (hauteur prise entre le phare et le haut du pare-brise). Le choix de la dimension s'effectue en fonction de la taille du pilote. Assis droit sur la moto, le regard doit passer entre 5 et 15cm au dessus du sommet du"plexi". Les systèmes de fixation les plus résistants au vent comme aux vibrations sont les "quatre points". Mais les "deux points"offrent la possibilité d'un montage-démontage rapide.
Enfin, à part de rares exceptions (certains modèles à déflecteurs), l'adjonction d'un pare-brise augmente le bruit dans le casque
LES LÈCHES-ROUES
Les lèches-roues adaptables sont prises pour personnaliser sa machine. Mais leur fonction pre-mière est de servir de garde boue. Un bon lèche-roue doit être un judicieux conpromis entre esthé-tique et protection. Coté déco, c'est affaire de goût. En revanche, pour la protection, il est reco-mmandé de choisir un lèche-roue revenant assez loin au-dessus de la roue arrière et ne la rasant pas de trop près. Explication : plus le lèche-roue est court, moins il protège l'amortisseur et le dessous de selle des projections. S'il est trop près du pneu, il risque de frotter et un caillou coin-cée entre la gomme et le plastique (polyester ou ABS) peut engendrer des dégats. Entre 180 et 200€ on trouve les accessoires pr"-peints à la couleur d'origine de la moto. Pous s'assurer que la teinte est la bonne et que l'accessoire s'adapte bien, mieux vaut avant de faire un chèque, présen-ter la pièce sur la moto (voir test comparatif Moto Magazine n°226). Une vérification qui permet également de s'assurer que les orifices de fixation correspondent bien aux alésages de la visserie d'origine. Poly 26 propose des pièces brutes à faire peindre par l'artisan de son choix.Dans ce cas, un bon peintre peut demander 70 à 140€. Dans le cas où le lèche-roue est associé à un "passage de roue", il est souhaitable qu'ils soient conçus par le même fabricant. Sinon le risque est patent de les voir s'entrechoquer et se briser.
LES SABOTS
En option de marque, souvent plus chère mais bien adapté, ou diffusée par un fabricant spécialisée, assurez-vous au préalable qu'il ne racle pas le sol à la moindre bosse. Outre l'apport esthé
tique indéniable, laissé à l'appréciation de chacun, la fonction initiale de cet accessoire etait de plaquer la moto au sol à haute vitesse et d'améliorer la pénétration dans l'air. Face à une offre importante, il faudra privilégier le matériel présentant à la fois la meilleure qualité d'accastillage (visserie, pattes de fixation) et une peinture de qualité.